L'Analyse du Comportement Appliquée - Site personnel d'Olivier Bourgueil

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L'ABA à l'école (en travaux)

Je me rends compte de la difficulté de faire ce genre de rubrique. Les personnels de l'éducation nationale sont très méritants et passent des dizaines d'heures non-payées à préparer leurs progressions, leur organisation de classe, leur matériel etc. etc. etc. par ailleurs, ils sont aussi très "chatouilleux" dès que l'on parle de leur métier mais je veux absolument préciser que l'objectif de cette rubrique n'est pas du tout (loin de là) de diminuer leurs mérites ou leurs efforts!! .. mais plutôt d'aider à améliorer les pratiques afin de pouvoir donner aux enfants des enseignements encore meilleurs.

 

Partage de l'attention des instituteurs

Il est très étonnant que dans de nombreuses classes, ce soient les élèves les moins attentifs et/ou ceux perturbant le plus qui puissent obtenir le plus d'attention de la part de leurs maîtres. Je pense que si l'on comparait le nombre de remarques des maîtres dirigées vers des élèves perturbant la classe aux nombre de remarques dirigées vers les élèves effectuant tout à fait correctement leut travail et "restant sages" il apparaitrait que ce sont les premiers qui obtiennent le plus d'attention. Lorsque l'on connait les principes de renforcement positif et que l'on sait que l'attention est un renforçateur très puissant, il apparait clairement que, en tout cas pour les enfants pour qui l'attention est un renforçateur, dans un groupe classe, ce seront plutôt les comportements inadaptés qui seront renforcés plutôt que les comportements adaptés.

Avec ces notions à l'esprit, on peut ainsi contrôler nos propres comportements et même s'il faut bien parfois réagir lors des problèmes de comportement rencontrés en classe, il est aussi plus que nécessaire de donner beaucoup, beaucoup, plus de félicitations, encouragements (en clairs des renforçateurs) aux enfants qui sont les plus discrets !

"Non-connaissance des principes d'apprentissage"

De plus, le fait d'ignorer les principes gouvernant les apprentissages (parce qu'ils ne sont pas ou peu enseignés dans les IUFM) empêche les enseignants de choisir consciemment les comportmeents qu'ils veulent voir se reproduire dans leurs classes. Peut-être est-ce lié à une "philosophie" de la société française, mais il me semble que que comme le signale Skinner (1969, p.116) le fonctionnement des classes est malheureusement principalement dirigé par des contrôles aversifs. Ainsi les élèves, travaillant principalement pour échapper à des stimulations aversives vont avoir tendance à utiliser de nombreux moyens détournés pour se protéger... Ils peuvent ainsi découvrir les façons d'être "dans la lune" sans que le maître ne les voie, rester inactifs ou, par exemple, développer des états de fatigue constants ou des affections récurrentes.

Pourtant les instituteurs connaissent des façons de mettre en avant les comportements qu'ils apprécient chez leurs élèves et en respectant le principe de contiguité temporelle...L'utilisation des "bons points" par exemple permet de renforcer de nombreux comportements sans attendre et on peut se demander pourquoi ces systèmes sont de moins en moins utilisés. Mais là encore, la "méconnaissance" des principes gouvernant les apprentissages rendent l'utilisation des systèmes de bons points assez injuste car par exemple, leur utilisation est mal contrôlée, les renforçateurs d'appuis ne sont pas ou mal spéficiés, les bons points sont mal distribués... Pour plus de précisions sur ce sujet des bons points (appelés économie de jetons en langage technique), vous pouvez contacter Céline Clément, son adresse mail est sur son site. Elle a d'ailleurs publié récemment un article sur le sujet.

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